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(fr) Courant Alternative #363 (OCL) - EVARS: Face au patriarcat, que peut l'école? (1/2)
Date
Fri, 16 Oct 2026 22:08:42 +0300
Comme l'armée, la prison, l'industrie ou les autres services publics
(1), l'école constitue un élément d'une société régie par la recherche
du profit (le capitalisme) et assurant la domination masculine (le
patriarcat). Traversée par les contradictions sociales de ces deux
systèmes, elle contribue à les reproduire, mais, comme terrain de
luttes, peut aussi être un lieu de résistance. Avant d'interroger les
possibilités et limites de l'éducation à la vie affective, relationnelle
et à la sexualité (EVARS), il importe de se replonger dans l'histoire de
l'institution scolaire afin de comprendre sur quel terrain se situe la
bataille féministe à l'école. ---- Depuis les hautes sphères du
ministère de l'Éducation nationale jusqu'aux manifestations féministes
où abondent les slogans en faveur de ‘l'éducation des garçons' ou de
‘l'éducation à la sexualité' à l'école, en passant par les syndicats
dits ‘de lutte' ou ‘de transformation sociale' (FSU, CGT, SUD), il
semble aujourd'hui exister un consensus pour attribuer à l'école, et
donc à l'État, un rôle central dans le combat féministe. Si la question
de l'éducation (ou non) des filles, de son contenu par rapport à celle
des garçons, de l'éducation à la sexualité - en bref, des rapports de
genre à l'école - s'est toujours posée dans le débat public, la forme
que ces rapports ont pris à l'école doit être comprise comme résultant
d'un rapport complexe entre les objectifs de maintien de la domination
du capital et du patriarcat, de la contrainte des évolutions sociales et
démographiques, et des rapports de forces d'un grand nombre d'acteurs.
Au final, l'émancipation des femmes (et des prolétaires) y a rarement
été au rendez-vous.
Mixité ou non-mixité: division sexuelle du travail et nécessités du capital
Avant l'industrialisation, les lieux d'enseignement étaient la plupart
du temps strictement masculins «du simple fait que les filles n'étaient
pas scolarisées, [...] elles apprenaient les gestes que perpétuaient
déjà leur mère à la maison. À partir du XVIe siècle, elles intègrent les
‘petites écoles' tenues par des religieuses. Elles pouvaient y apprendre
à lire, rarement à écrire. [...] La non-mixité est d'abord l'effet d'une
ségrégation des sexes voulue et décrétée par l'Église (2)».
Puis, à partir de 1833 (loi Guizot), l'instruction publique primaire se
voit initialement réservée aux garçons, l'éducation des filles reste
donc cantonnée à la sphère domestique. En 1850, la loi Falloux l'ouvre
aux filles. En 1880, la loi Camille Sée ouvre aux femmes les portes de
l'enseignement secondaire (avec des programmes différents et au rabais),
mais comme le fera remarquer la féministe Hubertine Auclert, non
seulement cet enseignement reste non-mixte, mais il n'est pas «pour la
femme un moyen de ressources pécuniaire», et donc «les parents ne
songeront pas à faire des sacrifices pour instruire leurs filles, mais
pour les doter (3)». Pourtant, la coéducation des deux sexes existe à
cette époque, au moins partiellement (États-Unis, Pays-Bas, Italie). Les
pédagogues, divisés, s'opposent sur la marche à suivre, certains
considérant «que la coéducation encourage une forme d'indépendance
délurée chez les jeunes filles américaines, menaçant ainsi les
rôles traditionnels dévolus aux genres».
Le début des écoles mixtes
À cette époque, les féministes réclament une instruction égale à celle
des hommes, mais toutes ne le font pas depuis le même point de vue. Les
féministes bourgeoises (Georges Sand) et révolutionnaires (Flora
Tristan, Louise Michel, Elisabeth Dmitrieff ou André Léo) s'opposent. Si
dans un cas, l'instruction doit permettre aux femmes bourgeoises d'être
les égales des hommes bourgeois, les révolutionnaires «ne cessent au
contraire de lier, toujours au cours de ce XIXe, la lutte des femmes et
celle du mouvement ouvrier (4)». Car de fait, le rôle de l'école
moderne, depuis ses origines contemporaines de l'industrialisation est
d'être «fille et servante du capitalisme» (Freinet). La très
anticléricale (mais capitaliste) IIIème République se dote en effet
d'une école qui donne une instruction minimale aux enfants d'ouvriers et
de paysans du territoire, uniformise la langue aux détriments des
patois, et chante les louanges de la Nation au cas où il faudrait envoye
r la jeune chair à canon mourir pour les industriels. Et ces objectifs
se déclinent évidemment dans un contenu différencié des enseignements
pour les filles et les garçons, reproduisant donc la division sexuelle
du travail et de la guerre. Le schéma de l'instruction différenciée
préparant explicitement les femmes à la sphère domestique et les hommes
à l'usine se perpétuera longtemps, conformément à la façon dont le
capital a remodelé la famille au cours de l'industrialisation (5). En
réponse, tout au long du XIXème, puis du XXème siècle, des initiatives
d'éducation prolétarienne ou anarchiste offriront des espaces mixtes ou
non-mixtes (en fonction des objectifs) plus ou moins hors de l'État,
dont l'étude n'est pas l'objet de cet article, centré sur l'école dominante.
Au cours du XXème siècle, plusieurs changements ont lieu. Une mixité
balbutiante et ponctuelle se maintient et se développe (6). Les
programmes de lycée deviennent identiques pour les deux sexes à partir
de 1924, permettant aux femmes de préparer le baccalauréat et donnant
une forme de reconnaissance de l'égalité intellectuelle de tous les
élèves du secondaire (donc des membres des classes supérieures
exclusivement). «L'instauration progressive de la mixité en France à
partir des années 1960 [elle devient obligatoire en 1975] a plus été la
conséquence d'une forte croissance démographique, d'impératifs
économiques et de la massification de l'enseignement que le fruit d'une
véritable réflexion sur le moyen de réaliser l'égalité entre les sexes.
Il n'y a donc pas eu de débat autour d'un projet éducatif ayant pour
objectif de faire évoluer les rapports sociaux de sexe. (2)» Mais, dès
lors, la mixité devenue la norme, permet que «les constats sur les dif
férences entre filles et garçons deviennent objet d'étude et
d'interrogation», comme la sous-représentation féminine dans les
sciences. L'inégalité dans la mixité devient donc visible (et déplorée
par les féministes), mais persiste car l'école fait partie de la société
capitaliste et patriarcale, comme cause et comme conséquence de son
fonctionnement.
L'école comme reflet et matrice du patriarcat
En effet, même dans le cadre d'un enseignement mixte, depuis le plus
jeune âge, crèche puis école contribuent à reproduire non seulement la
société de classes, mais aussi le patriarcat. Un rapport de l'Inspection
générale des affaires sociales de 2012, notait, à propos des crèches,
davantage de stimulation et d'encouragement des garçons pour les
activités collectives, les interactions verbales et les capacités
physiques tandis que l'«apparence [des filles] est davantage l'objet des
attentions des adultes (7)». Puis, à l'école, la sociologue Marie
Duru-Bellat a montré que les enseignants jugent différemment les copies,
en ayant tendance «à complimenter celles des garçons pour leur
intelligence ou leur originalité, et celles des filles pour leur sérieux
et leur propreté», et Nicole Mosconi, également sociologue, souligne que
«l'indiscipline des garçons est tolérée, vue comme un comportement
fâcheux mais inévitable, alors qu'elle est stigmatisée et rej
etée parfois violemment chez les filles dont on attend la docilité».
Et, pour les enseignants, les filles «font tout ce qu'elles peuvent»
scolairement alors qu'ils imaginent que les garçons «peuvent mieux faire
(8)».
À travers la punition scolaire, l'exclusion de cours ou de
l'établissement, se joue également un rite de passage ou une ‘médaille
de virilité' dans le groupe des garçons. «À l'adolescence, l'identité
masculine se façonne face aux groupes de pairs. [...] Les démonstrations
de force, les bagarres fréquentes, les insultes à caractère sexiste et
homophobe constituent le quotidien de nombreux garçons (9)». Ceux-ci
sont pris en tenaille entre le règlement intérieur qui «exige
discrétion, respect, travail, obéissance [des valeurs identifiées comme
‘féminines']» et l'intégration dans le groupe de garçons qui les pousse
à «enfreindre les règles, se montrer insolents, jouer les 'fumistes',
monopoliser l'attention, faire usage de leur force physique (10)». Les
comportements des filles, davantage scolaires, sont alors perçus par
certains garçons comme une production de l'institution qui les excluent,
de même que ceux des garçons bons élèves, dont la déval
orisation peut passer par des stéréotypes associant ‘intello' à
‘pédé'. Les comportements virilistes sont donc une forme compensation
identitaire de l'échec scolaire pour des jeunes garçons, que
l'institution valide à travers la punition, en prétendant les combattre.
De plus, comme l'ont historiquement dénoncé les féministes des années
70, les manuels scolaires véhiculent «une invisibilisation et
infériorisation des femmes; une persistance des stéréotypes dans la
division sexuée du travail, des activités et des espaces sociaux; une
homogénéisation du groupe des femmes; un sexisme ordinaire et banalisé;
une absence de contre-stéréotypes (domination par les femmes et
féminisme peu abordés) (2)».
À l'échelle nationale (et européenne), la DEPP (11) souligne un écart
persistant entre les performances en français (où les filles sont
meilleures) et en mathématiques (où les garçons sont meilleurs), que ce
soit en début de sixième ou en seconde. Également, «en France, les
filles s'orientent davantage en voie générale et technologique que les
garçons, plus nombreux en voie professionnelle, en particulier en
apprentissage», entraînant, de fait, le fonctionnement en (quasi-)
non-mixité d'un grand nombre de filières.
Enfin, le terrain de sport (souvent de foot) de la cour de récréation,
majoritairement investi par les garçons, impose des détours aux filles
qui voudraient le traverser, sans parler des toilettes, vestiaires,
couloirs et cantines. Autrement dit, le reflet de la relégation des
femmes dans des espaces périphériques au détriment des hommes, toujours
centraux et légitimes dans l'espace public.
Si on ajoute à cela les stéréotypes de genre véhiculés par les réseaux
sociaux, abondamment consommés par les plus jeunes, ainsi que l'absence
globale de formation des travailleurs de l'éducation à ces enjeux, rien
ne permet pour l'instant d'infléchir réellement la tendance à l'échelle
de l'institution, qui fonctionne comme une machine à reproduire les
rapports de genre.
Éduquer à la sexualité et à l'égalité des sexes à l'école?
Au début du XXème siècle, les programmes scolaires sont expurgés de
toute référence à la sexualité pour préserver «l'innocence enfantine»,
la connaissance menant nécessairement au vice (surtout pour les femmes,
qui doivent rester ignorantes jusqu'à la nuit de noces...). Des
néo-malthusiens, des féministes (Nelly Roussel) et des médecins
réclament toutefois à l'État, en vain, une éducation sexuelle à l'école.
Ce dernier groupe fonde la Société française de prophylaxie sanitaire et
morale afin d'éviter la propagation des maladies vénériennes. Des
médecins donnent alors des causeries aux filles de milieux populaires,
et de (rares) conférences à destination exclusive des lycéens garçons,
hors temps scolaire, avec l'accord des proviseurs parmi les moins
effrayés par le scandale. Les lycéennes n'auront donc pas la chance
d'assister par exemple à celle intitulée «Vénus et ses dangers», donnée
par la Ligue Nationale Française contre le péril vénér
ien au lycée Condorcet de Paris en 1925, affirmant que «chercher dans
l'amour le plaisir et non l'enfant, c'est confondre le moyen avec la
fin», les incitant à «reste[r] chastes pour être forts», stigmatisant le
«masturbateur égoïste», associant la transmission des maladies
vénériennes aux seules femmes et n'évoquant comme seul symptôme féminin
de ces infections la stérilité... La tentative du ministre de
l'Éducation nationale Jean Zay (en lien avec celui de la santé)
d'introduire en 1937 une éducation sexuelle à l'école se heurte à
l'opposition de la Fédération des associations de parents d'élèves, sans
compter celle des milieux catholiques. L'État, la médecine, les
féministes, les parents d'élèves et les religieux, les acteurs d'une
controverse qui dure depuis lors sont déjà posés.
«Ce sont les mutations économiques, sociales et culturelles des Trente
Glorieuses qui vont favoriser une première institutionnalisation de
l'éducation sexuelle à l'école. [...] Autres facteurs favorables:
l'allongement de la période de l'instruction obligatoire [...], et
l'instauration progressive de la mixité des sexes, qui renforcent
l'audience de ceux qui estiment que l'École ne peut se désintéresser des
questions relatives à la sexualité. (12)» La sexualité des jeunes
devient davantage visible, et les mentalités évoluent en faveur de
l'éducation à la sexualité (des comités d'action lycéenne de 68 la
réclament). Progressivement, elle se voit acceptée, mais elle reste
chargée, dans une société très conservatrice, de préserver des
«déviations sexuelles» comme l'homosexualité. Toutefois, le Planning
familial, va dans les années 60 chercher à développer «une éthique de
l'épanouissement et de la responsabilité» dans la sexualité, et
intervenir dans les établissements scolaires, y défendant également le
droit à l'avortement. La circulaire Fontanet de 1973 viendra cadrer les
initiatives et arbitrer entre les pressions diverses (syndicats et
parents d'élèves sont divisés): elle distingue «l'information sexuelle»
obligatoire, purement scientifique et biologique (reproduction, hygiène)
de «l'éducation à la responsabilité sexuelle» qui est quant à elle
facultative, pour ne pas aller à l'encontre du rôle des familles,
conservant un droit de regard sur la participation de leur progéniture à
ces séances.
Le contexte de l'épidémie de SIDA, dans les années 80, pousse à un
renforcement de l'éducation sexuelle, qui ne se contente plus de
prévention mais aborde aussi la sexualité dans une «démarche positive»
associant «la relation amoureuse, la solidarité, la confiance». Dans les
années 90, l'opposition des milieux catholiques sera cette fois-ci
défaite, et le caractère obligatoire de l'éducation à la sexualité
finalement consacré dans la loi en 2001: «Une information et une
éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges
et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles et par groupes
d'âge homogène.» Les intervenants extérieurs peuvent les dispenser, mais
«sous la responsabilité et le contrôle de personnels de l'Éducation
nationale (infirmières, CPE, enseignants...).» Si les oppositions
réactionnaires viendront à bout des ABCD de l'égalité sous le
quinquennat Hollande, on peut dire qu'avec la promulgation d'un pr
ogramme disciplinaire officiel d'éducation à la vie affective,
relationnelle et sexuelle en 2025, l'institutionnalisation est pour le
moment victorieuse. Toutefois, celle-ci est en trompe l'oeil, car selon
des chiffres récents, seuls 15 à 20 % des élèves du secondaire
bénéficieraient de ces séances pourtant obligatoires, les moyens alloués
étant insuffisants et ces initiatives reposant principalement sur la
motivation des équipes locales. L'État a tout de même été condamné en
justice pour cette carence, signe que le rapport de force s'est
profondément modifié.
Conclusion: de l'éducation sexuelle à l'école à l'auto-éducation intégrale
En abordant trois aspects différents du lien entre l'école et les
rapports de genre (mixité, reproduction genrée, éducation à la
sexualité), cet article cherche à démontrer que l'école n'est pas un
terrain neutre qui pourrait permettre une émancipation sexuelle
intégrale par quelques bonnes lois et programmes. Bien que le rapport de
force féministe joue évidemment dans l'adoption de certaines mesures, et
qu'il est vital qu'une éducation à la sexualité y soit dispensée (pour
la prévention des violences faites aux mineurs, pour apporter des
connaissances fiables sur le corps et la sexualité et contrebalancer le
poids des familles...), le rôle de l'école reste de reproduire les
nécessités de la société, au premier rang desquelles la division en
classes. Celle-ci s'appuyant sur la division entre une sphère productive
majoritairement masculine (industrie, bâtiment, agriculture, ingénierie)
et une sphère reproductive majoritairement féminine (soin, enseigneme
nt, nettoyage, travail domestique), l'école en assure la pérennité, à
travers l'idéologie et l'orientation. S'attaquer radicalement au rôle
patriarcal de l'école ne peut donc se faire qu'à la condition de
remettre aussi en question la société de classes qui en pose le cadre.
Dans ce cadre de réflexion, de quoi le récent programme d'EVARS,
d'inspiration clairement progressiste et largement consensuel à gauche,
est-il le nom? Quelques hypothèses peuvent être avancées. Premièrement,
après une baisse continue depuis les années SIDA, les infections
sexuellement transmissibles sont en hausse depuis quelques années,
notamment chez les jeunes, et l'EVARS pourrait constituer une réponse
étatique. Deuxièmement, un réflexe bien connu en France est qu'à chaque
événement social d'ampleur, on demande à l'école de résoudre le
problème, solution facile et peu chère, ce qui permet aux gouvernants de
montrer qu'ils agissent. Il en est ainsi de la prévention des violences
sexistes et sexuelles (envers les femmes ou les mineurs), du harcèlement
(sexuel ou pas), de la ‘radicalisation'... Enfin, l'EVARS témoigne aussi
d'une évolution idéologique de la société libérale, très attachée au
bien-être individuel et au ‘vivre-ensemble', dont la v
ie ‘affective, relationnelle' et la sexualité sont vues comme des
dimensions centrales, que l'on peut traiter avec la grille de lecture
républicaine du moment, stigmatisant par exemple les supposés
‘séparatistes' et certaines communautés au nom d'une laïcité de contrôle
social (13).
Le pilotage des politiques publiques liées à l'éducation sexuelle par
l'État est d'autant moins rassurant, en ces temps où les bruits de
bottes se font entendre. Le ‘réarmement démographique' à des fins
d'(économie) de guerre pourrait bien se faire au prix d'un recul des
connaissances des femmes sur la maîtrise de la procréation, qui
passerait, entre autres, par une attaque de l'EVARS. D'un point de vue
purement immédiat, il faut défendre becs et ongles tout recul
réactionnaire sur cette question (voir l'infographie «Éducation: les
croisé·es anti-EVARS et anti-genre»). Mais d'un point de vue
révolutionnaire, comme pour l'avortement, nous aurions aussi intérêt à
ne pas placer toutes nos billes dans l'espoir que l'État garantisse aux
femmes les clés de leur émancipation sexuelle. Nombre de groupes femmes,
dans les années 1970, ne valorisaient-ils pas l'auto-éducation?
zyg, septembre 2026
Notes
(1) "Faut-il détruire les services publics?", Courant Alternatif 358
mars 2026
(2) Institut français de l'éducation et ENS de Lyon, 2016. Dossier de
veille de l'IFÉ N° 112: L'éducation des filles et des garçons: paradoxes
et inégalités.
(3) Rebecca Rogers, La Mixité dans l'éducation: enjeux passés et
présents, ENS de Lyon éditions, 2004 et L'enseignement mixte en Europe,
Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe, 2020
(4) L'éducation, moyen d'intégration ou d'émancipation?, Courant
Alternatif Hors Série sur l'école, 2011
(5) Voir le site incendo.noblogs.org, sur les liens entre genres et classes
(6) Geneviève Pezeu. Des filles chez les garçons, les prémisses de la
mixité dans l'enseignement secondaire en France à partir des années
1920. Bérangère Kolly. Sexe et éducation, 5, Transverse, 2014
(7) Cité dans Les couilles sur la table, Victoire Tuaillon, 2019
(8) Nicole. Mosconi, Genre et pratiques scolaires: comment éduquer à
l'égalité?, Eduscol, 2008
(9) Eric Debarbieux, Arnaud Alessandrin, Johanna Dagorn et Olivia
Gaillard, rapport Les violences sexistes à l'école de l'Observatoire
européen de la violence à l'école, 2018
(10) Sylvie Ayral, La fabrique des garçons, 2011
(11) DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la
performance), 2024. Filles et garçons sur le chemin de l'égalité. De
l'école à l'enseignement supérieur
(12) Yves Verneuil (2025), L'éducation à la sexualité à l'école en
France du début du xxe siècle à nos jours: une question demeurée
socialement vive. Nouveaux cahiers de la recherche en éducation. Cette
partie est inspirée en majorité de cet article. Pour un résumé, voir
Grégory Chambat, "Évars: petite chronologie", revue féministe et
libertaire Casse-rôles n°35, février-avril 2026
(13) Simon Massei, Discipliner les banlieues? L'éducation à l'égalité
des sexes dévoyée, La Dispute, 2024
https://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4779
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