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(fr) Die Plattform [DEU] - Le handicap dans le capitalisme (de) [Traduction automatique]

Date Tue, 14 Jul 2026 20:27:07 +0100


Remarque: Les personnes handicapées s'identifient ainsi pour diverses raisons. Nous utilisons ici les expressions «personne handicapée» ou «personnes handicapées» pour souligner que le handicap découle des structures sociales. ---- Actuellement, de nombreux militants pour les droits des personnes handicapées protestent contre la réforme de la loi sur l'égalité des personnes handicapées. Cette réforme est totalement inadéquate et illustre le véritable sens de l'inclusion dans notre société: elle ne doit rien couter. ---- Le handicap est le reflet de la société: les personnes handicapées courent un risque de pauvreté nettement plus élevé et sont plus souvent au chômage. Elles ne sont pas désavantagées parce qu'elles sont «différentes», mais parce que la performance, la concurrence et les avantages économiques définissent les critères de participation sociale. Dans le système capitaliste, cela les affecte doublement: des couts de vie plus élevés pour l'assistance, les aides techniques
ou les logements adaptés, et simultanément, des désavantages sur le marché du travail. Celles qui ne peuvent pas travailler ou qui ne peuvent travailler que de façon limitée dépendent de l'aide de l'État.

L'aide sociale vise principalement à garantir la sécurité sociale et la paix sociale, à minimiser les couts des soins de longue durée et à favoriser le retour à l'emploi. L'État se trouve confronté à des tensions majeures: entre assistance et contrôle, car les bénéficiaires sont évalués, catégorisés et suivis; entre droits humains et contraintes budgétaires, puisque la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH, 2006) renforce formellement ces droits, mais que sa mise en oeuvre est régulièrement compromise par des problèmes de financement; et enfin, entre l'idéal d'«inclusion» qu'elle formule et le principe d'utilité propre au capitalisme.

Conséquence: l'État-providence adapte les individus à la société, et non l'inverse.

Ceci est manifeste dans le paradigme de l'activation: ceux qui ne parviennent pas à atteindre l'idéal de l'individu autonome et performant sont dévalorisés. La loi fédérale sur la participation (2016) prévoit des mesures explicites de réduction des couts et exige une responsabilisation individuelle telle qu'elle peut entraîner une diminution des prestations. La réduction des services aux personnes handicapées se traduit par des coupes budgétaires dans le personnel et les services: les usagers sont catégorisés selon leurs besoins et reçoivent un soutien standardisé au lieu d'être accompagnés en fonction de leurs besoins individuels. Il en résulte un système à deux vitesses: ceux jugés «capables» bénéficient d'une plus grande autonomie et de possibilités d'autodétermination, tandis que ceux jugés «incapables» sont soumis à l'enfermement, à un contrôle extérieur et à l'invisibilité.

L'idée même de traiter les personnes handicapées comme des «clients» «autorisés» à payer pour leur propre accompagnement peut sembler synonyme d'autonomie, mais elle est problématique, car les personnes sans ressources financières ne sont pas des clients attractifs.

Environ 300 000 personnes travaillent dans des ateliers protégés sans statut de salarié et donc sans droits des travailleurs, pour un salaire moyen de 225 EUR par mois. Elles produisent des biens et des services destinés au marché classique. Ces ateliers reçoivent des subventions publiques, et les entreprises peuvent ainsi s'acquitter partiellement de leurs obligations légales en matière d'emploi en externalisant certaines tâches, évitant ainsi d'embaucher directement des personnes handicapées. De fait, ces dernières constituent une main-d'oeuvre subventionnée et sous-payée.

Les responsables des ateliers insistent sur le fait que leur priorité est l'accompagnement, et non la production. Pourtant, l'objectif affiché - l'insertion professionnelle - n'est pas atteint: chaque année, seulement 80 personnes environ y parviennent. Les ateliers et les établissements d'enseignement spécialisé simulent la normalité: ils valorisent le travail (activité quotidienne, contribution individuelle positive, etc.) sans pour autant permettre l'autonomie vis-à-vis de la protection sociale et du soutien familial, ni l'intégration sociale. Ces mesures créent une sphère parallèle, en marge du marché du travail et de la société, non pas comme une transition, mais comme un substitut permanent. La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées n'a guère contribué à changer la donne: le nombre de salariés en ateliers a même parfois augmenté.

Les personnes handicapées sont souvent dévalorisées car leur handicap est perçu comme un déficit individuel. Cette discrimination n'est pas un préjugé individuel: la dévalorisation des personnes jugées «inutiles» repose sur des fondements structurels. De simples politiques de lutte contre la discrimination ne peuvent éliminer les causes matérielles des inégalités.

L'intégration signifie que les personnes handicapées ou migrantes doivent être adaptées et intégrées au système existant. À l'inverse, le terme «inclusion» est parfois employé, même par des anticapitalistes, pour décrire comment les structures devraient être adaptées aux différents besoins et comment la société devrait être conçue dès le départ pour être diverse. Dans cette optique, la diversité serait la norme et l'intégration ne serait même plus nécessaire puisque les structures seraient adaptables. Or, en réalité, les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes: inclusion ou participation signifie généralement intégration au marché.

Tant que la vie et la participation des individus dépendent de leur accès à l'argent - c'est-à-dire, pour la plupart, de leur capacité travailler - aucune amélioration fondamentale de la situation des personnes handicapées ne peut être réalisée.

Les mesures et réformes de la protection sociale ne modifieront pas les normes sociales. Une société véritablement inclusive exige une rupture radicale avec ce système.

Pour la révolution sociale!

https://www.dieplattform.org/2026/07/06/behinderung-im-kapitalismus/#more-3649
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