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(fr) Courant Alternative #359 (OCL) - Sans Frontières 359
Date
Sun, 3 May 2026 19:12:41 +0100
Une chaîne humaine de solidarité avec les migrant·es à Bayonne ---- Ce
14 mars comme chaque année, la fédération de solidarité avec les
migrant.es, Etorkinekin Diakité, appuyée par plusieurs groupes
politiques, syndicaux et associatifs du Pays Basque nord, a participé à
l'appel lancé dans l'Hexagone par la Marche des solidarités. Cette
année, entre deux averses, un cortège de 200 manifestant.es environ
s'est élancé sous forme d'une chaîne humaine pour occuper deux ponts sur
la Nive (affluent de l'Adour qui traverse la ville) et les rues qui les
relient. Action symbolique pour exprimer la volonté de "construire des
ponts, pas des murs". ---- l'opposition au racisme et à la répression,
à la revendication de l'égalité des droits pour tous et toutes ainsi
qu'à l'appel à la solidarité avec les exilé.es, s'ajoutait cette année
une invitation à la lutte contre l'extrême droite et le fascisme. Le mot
d'ordre de l'antifascisme semble avoir un écho non négligeable auprès
des jeunes; ils.elles étaient un peu plus nombreux.ses qu'il y a un an à
manifester...
Source militante locale
Autre bilan du 14 mars
Cette année, la «journée contre le racisme et les fascismes» a eu lieu
la veille du premier tour des municipales. Voici un bilan rapide fait
par la Marche des Solidarités: des manifestations dans une centaine de
villes. A Paris, 100 000 personnes derrière les collectifs de
sans-papiers et mineur.e.s isolé.e.s en lutte, les familles de victimes
de violences policières, les collectifs qui luttent contre
l'islamophobie, les collectifs de quartier qui s'organisent contre les
fascistes! A Lyon, 12 000 personnes ont montré que nous sommes bien plus
nombreuses et nombreux que les fascistes qui étaient 3000 à marcher pour
rendre hommage à un nazi il y a quelques semaines. A Marseille, près de
10000 personnes ont manifesté alors que le RN menace de faire un score
important aux élections. 5000 à Toulouse, 4000 à Rennes et Nantes, 3000
à Montpellier et Bordeaux, 1500 à Besançon Nantes, Rouen et Lille, des
centaines à Bayonne, Vannes, Morlaix, Nîmes, Gap. Le fascisme était donc
à la mode et a bien servi les discours LFIstes qui appellent à faire un
front commun contre la peste brune. On peut s'interroger sur cette
tactique antifasciste qui conduit vers le chemin des urnes. La force
d'une lutte comme celle des sans-papiers portée par la Marche des
Solidarités est d'être permanente et indépendante à un quelconque
calendrier électoral. Mais force est de constater, du moins à Lille,
qu'un certain nombre de militants tournent aussi pour les insoumis. La
journée du 21 mars sera du même acabit. Vivement la fin des élections et
ne nous berçons d'aucune illusion sur la social-démocratie que Mélenchon
tente de rhabiller.
Source: Marche des Solidarités
Le pacte européen asile-immigration progresse
Nous en avions déjà parlé dans ces colonnes. Cette législation
européenne - décidée en 2024 et qui doit s'appliquer dans quelques mois
- consiste en un durcissement des conditions d'accueil des migrants.
Pilotée par la Commission Européenne, la future loi passe devant les
eurodéputés et elle vient d'être validé récemment par la Commission des
libertés publiques du Parlement européen. Les partis politiques à la
manoeuvre sont: Le PPE (parti populaire européen) qui réunit les droites
européennes, les conservateurs alliés pour l'occasion ainsi que
l'ensemble des groupes d'extrême droite dont les Patriotes avec le RN
dedans. Le texte a même été durci! Pour rappel, sont prévus, entre
autres: le renforcement des expulsions qui actuellement ont un taux
d'exécution entre 20 et 30 %; la possibilité d'envoyer des migrants vers
des «plateformes de retour» c'est à dire des centres de rétention dans
des pays hors UE; la possibilité d'enfermer jusqu'à 24 mois les
personnes qui refusent de partir de l'espace communautaire; des
interdictions d'entrée dans l'UE allant jusqu'à 10 ans. Pour la
comparaison et selon l'association Equinox Initiative for Racial
Justice, l'Union européenne «met discrètement en place un cadre
d'expulsion similaire à celui de l'ICE - le service américain de
l'immigration et des douanes». Plusieurs gouvernements se préparent déjà
à organiser des expulsions vers des pays- tiers comme l'Allemagne,
l'Autriche, le Danemark, la Grèce ou encore les Pays-Bas. Ce dernier a
l'intention d'ouvrir des «centres de retour» en Ouganda. L'Italie a déjà
expérimenté en Albanie avec actuellement 90 personnes expulsés d'Italie.
Source: Le Monde
Hausse en trompe-l'oeil des interpellations d'étrangers sans papiers
Nous en avions parlé dans la rubrique précédente, les chiffres 2025 sur
l'immigration sont tombés et marquent une forte augmentation
d'interpellations de sans-papiers avec près de 200 000 personnes
arrêtées. Mais cette hausse est la conséquence d'un changement de
procédure aux frontières. Dans un arrêt du 2 février 2024, le Conseil
d'État a annulé toute une partie du code de l'entrée et du séjour des
étrangers, qui permettait aux autorités de refouler par une procédure
rapide de non-admission les étrangers contrôlés sans titre de séjour à
leur arrivée sur le territoire. Ainsi les refoulements à la frontière
très pratiqués à la frontière franco-italienne près de Menton ne sont
plus dans les clous et deviennent des interpellations suivies de
retenues administratives. Ce changement a aussi eu des conséquences sur
la hausse des chiffres des éloignements forcés: + 21% en 2025 dont +63%
vers un pays d'UE comme l'Italie alors que les éloignements vers des
pays extérieurs ont baissé de 5,3 %.
Source: Le Monde
Mais une pression beaucoup plus forte donnée par les préfets
Toujours dans le bilan 2025, même si les éloignements hors UE ont
diminué, la pression policière contre les étrangers a fortement
augmenté. La conséquence de la politique de Darmanin-Retailleau avec la
circulaire auprès des préfets pour accentuer la politique du chiffre
(voir d'anciennes rubrique). Un peu partout en France, les exemples de
rafles policières se multiplient. A Calais, l'association Human Rights
Observers (HRO) constate une augmentation des interpellation à la gare,
aux arrêts de bus ainsi qu'à proximité des lieux de distribution de
nourriture. A Nantes, début 2025, 80 flics ont ratissé le centre-ville,
particulièrement les lieux de travail comme les cuisines de fast-food
pour arrêter des sans-papiers. A Marseille, même chose, il y a eu une
forte augmentation des contrôles sur les lieux de travail type snack ou
devant les magasins de bricolage où les étrangers cherchent une embauche
à la journée. Particulièrement visés, les Algériens: en 2025, plus de 51
000 d'entre eux sans titre de séjour ont été interpellés, soit une
hausse de 51,5%. Dans la même période, leurs éloignements contraints ont
chuté de 64 %. Pas grave, tant que l'impression d'expulsion et de
fermeté sont données pour satisfaire les appétits politiciens.
Source: Le Monde
Premier bilan 2026 en Méditerranée
Il est fait par l'OIM et Frontex. Depuis janvier, il y a une très forte
hausse des décès en Méditerranée: plus de 650 morts noyés contre 287
l'année. Beaucoup de victimes ont été découvertes sur la route des
Canaries au départ des pays d'Afrique de l'Ouest car la route maritime à
parcourir est longue (plus de 1 500 kms) et les conditions climatiques
ont été particulièrement dégueulasses. Parallèlement à ces drames, la
route des Canaries est de moins en moins empruntée avec une baisse de 83
% des arrivées (1200 personnes) sur l'île. C'est la route d'Europe
centrale entre la Libye et l'Italie qui reste la plus fréquentée avec 3
400 arrivées (50 % de moins que l'année précédente). Frontex
comptabilise aussi les traversées de la Manche: 3900 traversées soit 12
% en moins que l'année dernière sur la même période. En tout, il y
aurait eu 12 000 passages illégaux de frontières, moitié moins que
l'année dernière mais parmi les causes, il faut là encore évoquer la
mauvaise météo hivernale. Les trois nationalités les plus rencontrées
sont les afghan·es, les bangladai-·s et les algérien·nes.
Source: Infomigrants
Occupation du salon de coiffure du 65 Bd de Strasbourg (Paris) par les
salariées et la CGT
Grève d'employées sans-papiers d'un salon de coiffure parisien
C'est un salon de coiffure et de manucure dans le 10e arrondissement qui
exploite ses salariées qui sont majoritairement sans-papiers et
originaires d'Afrique subsaharienne. La paie ne tombait plus depuis 4 à
6 mois, c'est ce qui a déclenché le mouvement. Mais, il y a d'autres
causes et d'autres pratiques plus lointaines comme le fait que les
congés payés n'existent pas pour les salariées, qu'il n'y a pas de prime
d'ancienneté, que l'indice de rémunération de la convention collective
«esthétique» n'est pas respectée. Summum de l'exploitation, le patron
demandait 250 euros en cash chaque mois pour payer les charges liées à
la régularisation future, le tout sur un salaire de 900 euros. Remontée
comme des coucous, la quinzaine d'employées se sont mis en grève, début
mars, avec une occupation des locaux. La CGT soutient la lutte. Les
grévistes réclament le versement de leur du ainsi que la paye des heures
supplémentaires. Elles demandent aussi leur régularisation à la
préfecture. Les tractations sont en cours. Derrière cette lutte, c'est
l'illustration du quotidien de milliers de travailleurs sans-papiers ou
avec des titres de séjour de courte durée qui doivent se battre pour le
renouveler en présentant notamment des fiches de paie. Ce dispositif
conduit à de la soumission économique et de l'extorsion.
Source: Infomigrants
L'Allemagne réduit l'accueil au strict minimum
Finie la période où l'Allemagne accueillait plus que les autres pays
européens notamment après la guerre civile syrienne en 2011. La crise
économique s'installant et l'extrême droite progressant, les voies
d'immigrations légales se réduisent fortement. En particulier, les
programmes de réinstallation et d'admissions à titre humanitaire qui
sont coordonnés par les Nations-Unies sont suspendus. C'est un
dispositif géré par le HCR qui vise à répondre aux besoins des réfugiés
qui ne peuvent pas rester dans leur pays. En 2021, l'Allemagne admet 32
000 personnes à titre humanitaire; les années suivantes moitié moins
jusqu'à 2025 où seulement 1 400 personnes sont accueillis avec ce
dispositif. Cette évolution suit la tendance mondiale: au cours du
premier semestre 2025, seulement 28 600 personnes ont ainsi été
transférées vers des pays disposés à les accueillir, soit une baisse
d'environ deux tiers par rapport à la même période l'année précédente.
Selon les estimations du HCR en janvier, près de 3 millions de réfugiés
dans le monde ont actuellement besoin d'être réinstallés, ce qui fait
que seule une personne sur 100 accède à ces programmes. De fait, depuis
2022, la liste d'attente dans le monde est presque deux fois plus
longue. Enfin, le gouvernement allemand dirigé par le SPD et les
conservateurs suspend les regroupements familiaux pour les personnes qui
ne bénéficient pas du statut de réfugié. Or depuis une dizaine d'année,
les centaines de milliers de syriens n'ont pas le statut de réfugié mais
une «protection subsidiaire». Une preuve supplémentaire que le pays
ferme ses portes.
Source: Infomigrants
Des nouvelles du littoral nordiste
Mi-mars, une expulsion de plus de 600 exilés -dont des familles- a eu
lieu, sur des terrains à proximité de l'hôpital de Calais dans le
campement dit du «Virval». Ce sont majoritairement des personnes de
nationalité soudanaise. C'est la cinquième évacuation depuis fin
novembre 2025! A noter, qu'il ne s'agit pas d'un campement groupé mais
disséminé sur plusieurs parcelles tout autour de l'hôpital. Une fois
l'évacuation faite, des enrochements du site sont effectués mais sans
forcément de résultat dissuasif. Comme d'habitude, des «droits» des
expulsés ne sont pas respectés: aucune information en amont -qui empêche
au passage des recours au tribunal- les effets personnels saisis ne sont
pas inventoriés précisément et il n'y a pas d'informations précises sur
les modalités de récupération. Quelques personnes acceptent des places
en CAES (centre d'accueil et d'examen des situations) mais elles ne sont
pas pérennes et beaucoup refusent de demander l'asile car leur espoir
reste de passer en Angleterre. Pour la seule année 2025, l'association
Human Rights Observers a dénombré au moins 540 expulsions et au moins 3
792 personnes expulsées sur le territoire calaisien. Depuis 2016 et la
destruction de la grande «jungle», c'est la politique du zéro point de
fixation qui est menée par la préfecture. Ailleurs sur le littoral, il
existe d'autres camps comme celui de Loon-Plage près de Dunkerque où
d'ailleurs deux personnes migrantes ont trouvé la mort. Les frontières
continuent de tuer.
Sources: Voix du Nord / blog mediaPart des associations calaisiennes
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4696
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