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(fr) Alternative Libertaire #370 (UCL) - Congrès syndical: Les enjeux du 54e congrès de la CGT
Date
Sun, 3 May 2026 19:12:45 +0100
Le prochain congrès de la CGT se déroulera à Tours la première semaine
de juin. Il devrait être beaucoup plus apaisé que le congrès précédent.
Les bilans et les orientations soumis aux syndicats et aux congressistes
seront probablement largement adoptés. Le tandem Sophie Binet et Laurent
Brun devrait être réélu·es sans grande difficulté. ---- Des débats
pourront se tendre avec l'aile post-stalinienne (sur la Fédération
syndicale mondiale, FSM) et quelques batailles autour d'amendements
secondaires. Restera à décrypter les rapports de force entre fédération
et unions départementales dans la composition des instances
décisionnaires et exécutives du syndicat. ---- Les rapports d'activités
et bilans financiers évitent une autosatisfaction excessive et posent un
regard lucide sur les fragilités de la CGT. Faiblesse d'implantation,
notamment dans les PME, qui s'est traduite par l'impossibilité
d'enclencher une grève générale reconductible en 2023; difficultés à
faire appliquer le 1% statutaire de cotisation; 25% seulement des élu·es
en Comité social économique (CSE) formé·es en interne par la CGT;
difficultés à garder les nouveaux et nouvelles adhérentes faute de
structures adaptées pour les intégrer.
L'échec à amener chaque syndicat à tenir son congrès entre les deux
congrès confédéraux en dit long sur l'absence de vie démocratique. Mais
aussi sur l'état des syndicats d'entreprises dont la réalité est souvent
égale... à celle d'un ou d'une adhérente isolée. La proposition d'aller
vers des syndicats professionnels territoriaux d'isolé·es marque un
progrès, mais limités au rôle de «pépinière» pour des futurs syndicats
d'entreprises, nous sommes encore loin du but [1].
Alliance écologique et sociale
Sur un terrain plus politique, la récurrence du terme «environnemental»
dans les intertitres des documents ne peut cacher un bilan très léger
sur les questions écologiques. En quittant «Plus jamais ça -Alliance
écologique et sociale (AES)», la CGT prétendait faire de l'écologie sans
l'expertise des associations écologistes. Et inversement sans la force
CGT, l'AES n'est guère viable.
Alors que plusieurs unions départementales y sont toujours investies, le
retour de la confédération au sein de cette Alliance sera peut-être un
des débats du congrès... si les syndicats en posent la question. Les
amendements peuvent être déposés jusqu'au 6mai.
Sur l'unification du syndicalisme
Dans une même logique de repli, la proposition de la précédente
direction de la CGT (Philippe Martinez) d'amorcer une démarche
d'unification avec Solidaires et la FSU avait été amendée par le
53econgrès afin d'écarter Solidaires de la démarche. Reste la FSU avec
qui une démarche a été enclenchée, avec la perspective d'une «maison
commune» sans unification des structures [2].
Cette démarche est positive, des avancées concrètes peuvent être notées:
des formations communes, des réunions de travail dans les territoires et
pas uniquement au niveau national. On pourrait donc espérer que cette
«maison commune» ne soit qu'une première étape pour une unification
réelle du syndicalisme combatif. Mais le document précise aussitôt: «Il
ne s'agit ni d'une fusion ni de la création d'une superstructure
décisionnelle». Et renvoie au congrès suivant, la validation
(éventuelle) de ladite «maison».
Les syndicats «de lutte et de transformation sociale», et pas uniquement
la CGT, ne sont clairement pas à la hauteur des dangers de la période.
Entre 1934 et 1936, la CGT et la CGTU avaient mis leurs différents de
coté face au péril fasciste. Leur réunification réussie avait permis les
grèves de 1936. Le conservatisme des boutiques syndicales doit être
bousculé. Il n'est pas acceptable de conserver cette dispersion du
prolétariat organisé dans la situation actuelle.
Double besogne
Pourtant la mobilisation contre l'extrême droite est clairement
réaffirmée comme une priorité, avec le rappel de l'exclusion de tout
responsable CGT qui porterait la politique des fachos. Mais elle se
réduit à la formation des syndicalistes et à la propagande. Le reste de
l'initiative étant délégué aux partis lors des échéances électorales.
Comme le rappelle le document préparatoire, l'indépendance réaffirmée
vis-à-vis de ces partis ne vaut pas neutralité. Fort bien. Et, dans
l'urgence, appeler les travailleurs et les travailleuses à voter pour
éliminer le danger de victoire de l'extrême droite est incontournable à
l'unité de notre camp social.
Mais pour l'essentiel, la CGT ne se voit que comme un outil de pression
sur les partis auxquels elle délègue le champ de la transformation
sociale, terme bien flou et terne au demeurant. Nous sommes alors très
loin des ambitions révolutionnaires de la Charte d'Amiens! La vraie
double besogne syndicale, c'est en effet la défense des intérêts
quotidiens et en même temps la préparation de la grève générale
expropriatrice. Il reste donc bien du chemin à faire pour remettre la
CGT sur les rails de la révolution. Mais pour les prolétaires quel autre
chemin?
Des syndicalistes révolutionnaires de la CGT
++++
En vrac
Par manque de place, citons quelques débats encore. La syndicalisation
des étudiant·es, réservée aux étudiant·es-salarié·es qui pour cela
disposent déjà des syndicats... de salariés? La solution à deux États en
Palestine quand elle paraît de moins en moins possible? La revendication
d'une IA souveraine qui bloque tout débat sur l'IA elle-même? Une
formation syndicale qui doit être «réajustée», mais sans dire en quel
sens? Une priorité à la syndicalisation des ingénieur·es, cadres,
technicien·nes et agent·es de maîtrise (ICTAM) des boîtes du CAC 40 pour
des grèves bloquantes tout en expliquant que le CAC 40 vit de
l'externalisation de l'activité productive? Et un regret: sur
82candidatures à la CEC seulement 25camarades sont ouvrièr·es ou employé·es.
Notes:
[1] Lire aussi « Structuration de la CGT: L'exemple du Syndicat général
du Livre parisien », Alternative libertaire n°369 mars 2026.
[2] Lire aussi « Unification syndicale: Les fondations de la maison
commune », Alternative libertaire n°356, janvier 2025.
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Congres-syndical-Les-enjeux-du-54e-congres-de-la-CGT
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