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(fr) Socialisme Libertaire - Fernand Pelloutier: L'anarchisme et les syndicats ouvriers
Date
Sat, 7 Feb 2026 19:35:02 +0000
«De même que des ouvriers de ma connaissance hésitent, quoique désabusés
du socialisme parlementaire, à faire profession de socialisme
libertaire, parce que, à leur sens, toute l'anarchie consiste dans
l'emploi individuel de la dynamite, de même je sais nombre d'anarchistes
qui, par un préjugé jadis fondé d'ailleurs, se tiennent à l'écart des
syndicats, et, le cas échéant, les combattent, parce que pendant un
temps cette institution a été le véritable terrain de culture des
aspirants députés. À Saint-Etienne, par exemple (et je tiens ceci de
bonne source), les membres des syndicats vénèrent Ravachol; aucun d'eux,
cependant, n'ose se dire anarchiste. de crainte de paraître abandonner
la préparation de la révolte collective au bénéfice de la révolte
isolée. Ailleurs, au contraire, à Paris, à Amiens, à Marseille, à
Roanne, et dans cent autres villes, des anarchistes admirent l'esprit
nouveau dont sont animés depuis quelque deux ans les syndicats, sans
oser pourtant pénétrer dans ce champ révolutionnaire pour y faire germer
le bon grain semé par la dure expérience. Et, entre ces hommes,
émancipés presque au même degré, intellectuellement liés par un commun
but et par la perception ici, par la conviction là, de la nécessité d'un
mouvement violent, une défiance subsiste qui écarte, les premiers des
camarades crus systématiquement hostiles à toute action concertée, les
seconds d'une forme de groupement où ils croient encore obligatoire
l'aliénation de la liberté individuelle.
Cependant, le rapprochement commencé dans quelques grands centres
industriels ou manufacturiers ne cesse de s'étendre. Un camarade de
Roanne a naguère indiqué aux lecteurs des Temps nouveaux que, non
seulement les anarchistes de cette ville sont entrés enfin dans les
groupes corporatifs, mais qu'ils y ont acquis par leur énergie et
l'ardeur de leur prosélytisme une autorité morale réellement profitable
à la propagande. Ce que nous avons appris touchant les syndicats de
Roanne, je pourrais le dire de maints syndicats d'Alger, de Toulouse, de
Paris, de Beauvais, de Toulon, etc., qui, entamés par la propagande
libertaire étudient aujourd'hui les doctrines dont hier ils refusaient,
sous l'influence marxiste, d'entendre même parler. Or, analyser les
causes de ce rapprochement, qui aurait jadis paru impossible, exposer
les phases qu'il a traversées, c'est faire disparaître le reste de
défiance qui empêche l'union révolutionnaire et ruiner le socialisme
étatiste, devenu la forme doctrinale des appétits inavouables. Il y a eu
un moment où les syndicats se sont trouvés préparés (et, ce qui est une
garantie contre toute réaction, préparés par leur propre jugement, en
dépit même des conseils qu'ils écoutaient jusque là avec tant de
respect) à abandonner toute participation aux lois dites sociales; ce
moment a coïncidé avec l'application des premières réformes dont on leur
promettait depuis quatre ans tant de merveilles.
On leur avait dit si souvent «Patience! nous obtiendrons qu'on
réglemente la durée de votre travail de façon à vous donner ces heures
de repos et d'étude sans quoi vous seriez perpétuellement esclaves», que
l'attente de cette réforme les hypnotisa, pour ainsi dire, pendant
plusieurs années, les détournant de l'objectif révolutionnaire. Mais
quand on leur eut accordé la loi de protection du travail des femmes et
des enfants, que constatèrent-ils? Une réduction de salaire de leurs
femmes, de leurs enfants et des leurs propres, proportionnelle à la
diminution de la durée du travail, des grèves ou des lock-out à Paris, à
Amiens, dans l'Ardèche, une extension du travail à domicile, ou sweating
system, ou bien l'emploi par les industriels de combinaisons ingénieuses
(équipes tournantes, relais), qui, à la fois, rendaient la loi
inapplicable et aggravaient les conditions de travail. L'application de
la loi du 2 novembre 1892 eut enfin de tels résultats qu'ouvrières et
ouvriers en réclamèrent, et en réclament encore, l'abrogation.
D'où venait pareil échec? Les syndicats s'empressèrent de le rechercher;
mais, trop nouvellement frappés dans leur foi aux législations pour
qu'elle fut sérieusement atteinte, trop ignorant en économie sociale
pour chercher au-delà des causes tangibles, ils crurent (la réduction de
la durée du travail ayant déterminé la réduction du salaire) que la loi
serait parfaite si, à la réglementation de la durée, elle ajoutait la
réglementation du prix de ce travail.
Mais l'heure était enfin arrivée des déconvenues. Aux promesses, qui
avaient fait la puissance du socialisme réformiste, allaient succéder
les réalisations, qui seraient sa ruine. De nouvelles lois surgirent,
qui avaient pour but, soit de rémunérer mieux le producteur, soit
d'assurer sa vieillesse. Mais alors les syndicats s'aperçurent (et
l'honneur de cette observation, capitale dans l'évolution socialiste,
revient surtout aux femmes) que les objets qui leur étaient mieux payés
à eux producteurs leur étaient vendus de plus en plus cher à eux
consommateurs, qu'à mesure qu'augmentait le taux du salaire, s'élevait
le prix du pain, du vin, de la viande, des loyers, de l'ameublement, de
toutes les choses, en un mot, qui sont la condition immédiate de
l'existence; ils s'aperçurent encore (et cela a été formellement dit au
récent Congrès de Limoges) qu'en dernière analyse les retraites sont
toujours le produit de prélèvements sur les salaires. Et cette leçon
expérimentale, plus éloquente pour eux que magistrale analyse de la
répercussion des impôts faite par Proudhon (1), enseignée par
l'Internationale, admise même et professée par les programmes
collectivistes d'il y a treize ans, si elle ne les persuada pas encore
que prétendre diminuer le paupérisme dans un état économique où tout est
combiné pour l'étendre, ce serait vouloir contenir un liquide sur une
surface plane, du moins elle grava dans leur esprit cette idée grosse de
conséquences que les législations sociales ne sont peut-être pas la
panacée qu'on leur avait dite.
Cependant, cette leçon n'aurait pas suffit à déterminer en eux
l'évolution rapide que nous constatons, si les écoles socialistes ne
s'étaient attachées elles-mêmes à leur inspirer le dégout de la
politique. Pendant longtemps les syndicats pensèrent que la faiblesse du
parti socialiste, ou, plutôt, du prolétariat, avait surtout, peut-être
même exclusivement, pour cause les divisions des politiciens. Dès qu'un
désaccord surgissait entre le citoyen X et le citoyen Z, entre le
«Torquemada en lorgnon», stigmatisé jadis par Clovis Hugues et Ferroul
(2), et tel coryphée de la «Fédération des Lâcheurs socialistes», selon
le mot de Lafargue (3), les syndicats se coupaient en deux, et, s'il
s'agissait d'opérer une action commune, comme la manifestation du 1er
Mai, par exemple, voyaient leurs membres partagés en cinq, six, dix
tronçons, qui allaient les uns à hue, les autres à dia, suivant le mot
d'ordre des chefs. Cela les fit réfléchir, et, prenant là encore l'effet
pour la cause, ils dépensèrent une énergie qu'on peut dire
incommensurable pour essayer de résoudre cet insoluble problème: l'union
socialiste (4). Ah! les efforts faits pour atteindre à cette chimère,
quiconque n'a point vécu dans les milieux corporatifs ne peut s'en faire
même une idée. Ordres du jour, délibérations, manifestes: tout, tout fut
essayé, mais en vain; au moment même où l'accord paraissait scellé, où,
plutôt par lassitude que par conviction, les discussions s'éteignaient,
un mot rallumait l'étincelle: guesdistes, blanquistes, intransigeants,
broussistes se dressaient furieux, échangeant des injures, se jetant à
la tête qui Guesde, qui Vaillant (4), qui Brousse, et la bataille
nouvelle durait des semaines pour recommencer à peine terminée.
En ce monde, tout a une fin. Lassés de leur affaiblissement croissant et
de leurs inutiles efforts pour concilier la politique, qui est surtout
d'intérêt individuel, avec l'économie, qui est d'intérêt social, les
syndicats finirent par comprendre (et mieux valait tard que jamais) que
leur propre division avait une cause plus élevée que la division des
politiciens et que l'une et l'autre résultaient... de la politique.
C'est alors qu'enhardis déjà par l'inefficacité manifeste des lois
«sociales», par les trahisons de certains élus socialistes (les uns
donnant leur appui au gros commerce de Bercy, les autres faisant des
débris de leur démission en blanc de petites balles pour en frapper le
nez long d'une aune des électeurs), par les déplorables résultats de
l'immixtion des députés ou des conseillers municipaux dans les grèves,
notamment celle des omnibus, par l'hostilité à la grève générale de
journaux et d'hommes dont toute la politique consiste à faire ou à se
faire l'échelle pour conquérir les 25 francs et l'écharpe, les syndicats
décidèrent que dorénavant les agitations politiques leur resteraient
étrangères, que toute discussion, autre qu'économique, serait
impitoyablement proscrite de leur programme d'études et qu'ils se
consacreraient tout entiers à la résistance contre le capital. De
récents exemples ont montré combien sur cette pente les syndicats
glissèrent vite!
Cependant le bruit de cette Révolution avait transpiré. Le mot d'ordre
nouveau: Plus de politique! s'était propagé dans les ateliers. Nombre de
syndiqués désertaient les églises consacrées au culte électoral. Le
terrain syndical parut alors à quelques anarchistes suffisamment préparé
pour recevoir et féconder la doctrine, et ils vinrent en aide à ceux
qui, enfin émancipés de la tutelle parlementaire, s'efforçaient
maintenant de consacrer leur attention et celle de leurs camarades sur
l'étude des lois économiques.
Cette entrée des libertaires dans le syndicat eut un résultat
considérable. Elle apprit d'abord à la masse la signification réelle de
l'anarchisme, doctrine qui, pour s'implanter, peut fort bien,
répétons-le, se passer de la dynamite individuelle; et, par un
enchaînement naturel d'idées, elle révéla aux syndiqués ce qu'est et ce
que peut devenir cette organisation corporative dont ils n'avaient eu
jusqu'alors qu'une étroite conception.
Personne ne croit ou n'espère que la prochaine Révolution, si formidable
qu'elle doive être, réalise le communisme anarchiste pur. Par le faut
qu'elle éclatera, sans doute, avant que soit achevée l'éducation
anarchiste, les hommes ne seront point assez murs pour pouvoir
s'ordonner absolument eux-mêmes, et longtemps encore les exigences des
caprices étoufferont en eux la voix de la raison. Par conséquent
(l'occasion est bonne pour le dire), si nous prêchons le communisme
parfait, ce n'est ni avec la certitude ni même avec l'esprit que le
communisme sera la forme sociale de demain; c'est pour avancer,
approcher le plus possible de la perfection, l'éducation humaine, pour
avoir, en un mot, le jour venu de la conflagration, atteint le maximum
d'affranchissement. Mais l'état transitoire à subir doit-il être
nécessairement, fatalement la geôle collectiviste (5)? Ne peut-il
consister en une organisation libertaire limitée exclusivement aux
besoins de la production et de la consommation, toutes institutions
politiques ayant disparu? Tel est le problème qui, depuis de longues
années, préoccupe et à juste titre beaucoup d'esprits.
Or, qu'est-ce que le syndicat? Une association, d'accès ou d'abandon
libre, sans président, ayant pour tout fonctionnaire un secrétaire et un
trésorier révocables dans l'instant, d'hommes qui étudient et débattent
des intérêts professionnels semblables. Que sont-ils, ces hommes? Des
producteurs, ceux-là mêmes qui créent toute la richesse publique.
Attendent-ils, pour se réunir, se concerter, agir, l'agrément des lois?
Non: leur constitution légale n'est pour eux qu'un amusant moyen de
faire de la propagande révolutionnaire avec la garantie du gouvernement,
et d'ailleurs combien d'entre eux ne figurent pas et ne figureront
jamais sur l'annuaire officiel des syndicats? Usent-ils du mécanisme
parlementaire pour prendre leurs résolutions? Pas davantage: ils
discutent, et l'opinion la plus répandue fait loi, mais une loi sans
sanction, exécutée précisément parce qu'elle est subordonnée à
l'acceptation individuelle, sauf le cas, bien entendu, où il s'agit de
résister au patronat. Enfin, s'ils nomment à chaque séance un président,
un délégué à l'ordre, ce n'est plus que par l'effet de l'habitude car,
une fois nommé, ce président est parfaitement oublié et oublie
fréquemment lui-même la fonction dont ses camarades l'ont investi.
Laboratoire des luttes économiques, détaché des compétitions
électorales, favorable à la grève générale avec toutes ses conséquences,
s'administrant anarchiquement, le syndicat est donc bien l'organisation
à la fois révolutionnaire et libertaire qui pourra seule contrebalancer
et arriver à réduire la néfaste influence des politiciens
collectivistes. Supposons maintenant que, le jour où éclatera la
Révolution, la presque totalité des producteurs soit groupée dans les
syndicats: n'y aura-t-il pas là, prête à succéder à l'organisation
actuelle, une organisation quasi libertaire, supprimant de fait tout
pouvoir politique, et dont chaque partie, maîtresse des instruments de
production, réglerait toutes ses affaires: elle-même, souverainement et
par le libre consentement de ses membres? Et ne serait-ce pas
«l'association libre des producteurs libres»?
Assurément les objections sont nombreuses: les administrations fédérales
peuvent devenir des pouvoirs; d'habiles gens peuvent arriver à gouverner
les syndicats comme les socialistes parlementaires gouvernent les
groupes politiques; mais ces objections ne sont valables qu'en partie.
Les conseils fédéraux ne sont, dans l'esprit même des syndicats, que des
institutions transitoires, qu'a fait naître la nécessité de généraliser
et de rendre de plus en plus formidables les luttes économiques, mais
que le succès révolutionnaire rendrait superflues, et que, d'ailleurs,
les groupes dont elles émanent surveillent d'un oeil trop jaloux pour
qu'elles arrivent jamais à conquérir une autorité directrice. D'autre
part, la révocabilité permanente des fonctionnaires réduit leur fonction
et leur personne à bien peu de chose, et trop souvent même il ne leur
suffit pas d'avoir fait leur devoir pour conserver la confiance de leurs
camarades. Puis, l'organisation corporative n'est encore qu'à l'état
embryonnaire. À peine débarrassée de la tyrannie politicienne, elle
marche éperdue et, comme l'enfant à ses premiers pas, chancelle sur la
route de l'indépendance. Mais qui sait où la douceur, et plus encore les
fruits de la liberté, l'auront conduite dans dix ans? Et c'est
précisément à l'y conduire que les socialistes libertaires doivent
consacrer leurs efforts.
«Le Comité fédéral des Bourses du Travail, dit un procès-verbal officiel
publié dans le Bulletin de la Bourse de Narbonne, a pour mission
d'instruire le prolétariat sur l'inutilité d'une Révolution qui se
contenterait de substituer un État à un autre, fut-ce un État
socialiste.» Ce comité, dit un autre procès-verbal à paraître dans le
Bulletin de la Bourse de Perpignan, «doit s'efforcer de préparer une
organisation qui, en cas d'une transformation sociale, puisse assurer le
fonctionnement économique par le libre groupement et rendre superflue
toute institution politique. Son but étant la suppression de l'autorité
sous toutes ses formes, il a pour tâche d'habituer les travailleurs à
s'affranchir des tutelles».
Ainsi, d'une part, les «syndiqués» sont aujourd'hui en état d'entendre,
d'étudier et de recevoir les doctrines libertaires; d'autre part, les
anarchistes n'ont pas à craindre, en prenant part au mouvement
corporatif d'être obligés d'abdiquer leur indépendance, Les premiers
sont prêts à admettre, les seconds peuvent fortifier une organisation
dont les résolutions résultent du libre accord; qui, suivant le mot de
Grave (La Société future, p. 202), «n'ait ni lois, ni statuts, ni
règlements auxquels chaque individu soit forcé de se soumettre sous
peine d'un châtiment quelconque préalablement déterminé»; que les
individus aient la faculté d'abandonner quand il leur plaira, sauf, je
le répète, le cas où la lutte contre l'ennemi est engagée; qui, pour
tout dire, soit une école pratique d'anarchisme.
Que les hommes libres entrent donc dans le syndicat, et que la
propagation de leurs idées y prépare les travailleurs, les artisans de
la richesse, à comprendre qu'ils doivent régler leurs affaires
eux-mêmes, et à briser, par suite, le jour venu, non seulement les
formes politiques existantes, mais toute tentative de reconstitution,
d'un pouvoir nouveau. Cela montrera aux autoritaires combien était
fondée leur crainte, déguisée en dédain, du «syndicalisme» et combien
éphémère leur doctrine, disparue avant même d'avoir pu s'affirmer!»
Fernand Pelloutier, écrit le 20 octobre 1895 et paru dans Les Temps
nouveaux, 2-8 novembre 1895.
NOTES:
1. Il s'agit vraisemblablement du ch. VII du Système des contradictions
économiques (1846) et peut-être aussi du chap. III de Théorie de l'impôt
(1861).
2. Clovis Hugues (1851-1907), homme politique et poète français; Ernest
Ferroul (1853-1921l) médecin, maire socialiste et député de Narbonne.
3. Paul Lafargue (1842-1911) né a Cuba de parents français, étudiant en
médecine, d'abord libertaire proudhonien, puis disciple et gendre de
Karl Marx, dont il épouse la fille Laura; membre de l'Internationale;
participa activement à la Commune, délégué de Karl Marx en Espagne pour
y combattre les partisans de Bakounine; amnistié en 1880; élu député en
1891; avec Jules Guesde fonde le Parti ouvrier français; auteur du Droit
à la Paresse, pamphlet d'une verve quelque peu libertaire; il se suicide
avec sa femme le 26 novembre 1911, «avant l'impitoyable vieillesse».
4. Sur l'unité socialiste, cf. l'introduction de Daniel Guérin, à Rosa
Luxemburg, Le Socialisme en France (1898-1912), à paraître; - Édouard
Vaillant (1840-1915), un des plus grands révolutionnaires français,
d'abord blanquiste, membre de la commune de 1871; condamné à mort puis
amnistié. Finit dans l'«union sacrée».
5. Par ce mot Pelloutier entend: le socialisme étatique.
https://www.socialisme-libertaire.fr/2026/01/fernand-pelloutier-l-anarchisme-et-les-syndicats-ouvriers.html
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