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(fr) Union Communiste Libertaire (UCL) - Pour un 1er Mai internationaliste!
Date
Sat, 2 May 2026 18:32:15 +0100
Le 1er mai revêt une grande importance historique au sein du mouvement
anarchiste et des mouvements sociaux mondiaux. A l'origine une
mobilisation aux États-Unis en faveur de la journée de travail de huit
heures brutalement réprimée, cette journée est ensuite devenue un
mouvement mondial, célébré partout dans le monde comme un symbole de la
lutte des classes par les syndicats, les organisations politiques et les
peuples. Alors que la classe dirigeante a tenté de la dépouiller de son
origine en tant que journée de lutte et de solidarité de classe, nous ne
devons jamais oublier ses véritables racines. ---- Stagnation mondiale
et lutte ---- L'économie mondiale a ralenti ces dernières années: les
pays avancés affichent une croissance très faible, la Chine a ralenti
par rapport à son rythme rapide antérieur et le reste du monde ne
parvient pas à accélérer pour compenser la différence. Parallèlement, la
répartition des revenus et, surtout, de la richesse s'est détériorée au
point que le niveau de vie d'un large pan de la classe ouvrière décline.
La lutte des classes ne cesse de s'intensifier, tandis que le mouvement
syndical organisé a atteint un niveau extrêmement bas à l'échelle
mondiale. Dans le même temps, l'extrême droite s'est développée et, de
concert avec la bourgeoisie, elle s'attaque aux systèmes et institutions
de protection sociale existants que les travailleurs ont acquis au prix
de décennies de lutte.
Parallèlement à cette destruction sociale, tous les secteurs de la
société connaissent une militarisation croissante qui imprègne chaque
aspect de la vie politique. L'un des principaux enjeux actuels réside
dans la question de la guerre et de la militarisation, qui constituent à
la fois un moyen pour la bourgeoisie d'accumuler davantage de richesses,
de sauver le système économique capitaliste en déliquescence et de
détourner la colère de la jeunesse ouvrière pour la retourner contre
elle-même.
Dans de nombreux pays, les principaux syndicats ne sont pas encore en
mesure de former un front uni contre les attaques venues d'en haut, mais
on observe néanmoins une contestation croissante au sein de la base
syndicale et au-delà. Alors que des manifestations, pour la plupart
spontanées et violentes, éclatent partout dans le monde, on constate une
tendance au sein des mouvements populaires à renforcer la combativité
par le biais de l'organisation de quartier et syndicale.
Déclin impérial, guerre impérialiste
La puissance économique des États-Unis est en déclin depuis plusieurs
décennies, mais une rupture s'est produite l'année dernière. Au lieu de
s'accrocher à leur propre ordre, les États-Unis ont rétabli la loi de la
jungle et mènent des guerres d'expansion territoriale, de vengeance
politique et de pillage pur et simple, sans autre justification que leur
propre capacité de le faire.
Il en résulte un monde submergé par des conflits sanglants. Trump a
transformé le Venezuela en un vassal impérialiste dont l'industrie
pétrolière est sous contrôle américain et a lancé une guerre meurtrière
contre l'Iran, en collaboration avec Israël. Pendant ce temps, Israël,
grisé par l'impunité dont il jouit pour son génocide à Gaza, annexe de
facto le sud de la Syrie, intensifie son nettoyage ethnique en
Cisjordanie et envahit désormais le Liban, dans le but d'occuper sa
région méridionale.
La phase que nous traversons actuellement est la preuve d'une vérité
historique: le capitalisme n'est pas un système harmonieux que l'on
pourrait rationaliser ou programmer, car l'ensemble du système
capitaliste est incapable d'éliminer ses conflits internes, qui éclatent
parfois - même sous des formes violentes - avec la guerre comme
conséquence inévitable.
Les guerres doivent être interprétées à la lumière de leurs dynamiques
sociales et de classe concrètes: ce sont les bourgeoisies qui
s'«attaquent» les unes les autres, et non les vastes masses de
salarié·es, car dans aucun pays ces dernières ne possèdent le capital et
le pouvoir qui sont l'apanage exclusif de ces mêmes bourgeoisies qui se
battent pour continuer à exploiter.
Ce sont les masses «sans propriété» - celles qui ne possèdent rien
d'autre que leur force de travail - qui sont exploitées, attaquées et
entraînées dans les guerres sanglantes du capital: en Ukraine, comme au
Soudan, en Palestine, en Iran et dans tout le Moyen-Orient, ainsi que
dans les plus de cinquante conflits qui causent la mort, des
destructions immenses et poussent des dizaines de milliers d'êtres
humains à fuir leur pays à la recherche de meilleures conditions de vie.
Il est essentiel de comprendre que la diplomatie mondiale est
précisément constituée par ces bourgeoisies qui s'attaquent les unes les
autres dans le cadre d'un conflit impérialiste généralisé.
Ce qu'il faut faire
Alors que la crise du capitalisme mondial s'aggrave et que l'ordre
international s'effondre, une solution qui émerge de la classe ouvrière
est impérativement nécessaire. Nous avons la capacité de retirer le
pouvoir aux capitalistes seulement si nous nous organisons pour prendre
le contrôle de nos lieux de travail. C'est l'unique moyen dont dispose
la classe ouvrière. C'est notre levier contre la classe dirigeante.
C'est notre meilleure arme et nous devons en renforcer la puissance.
Nous devons étendre les luttes pour défendre les conditions de vie des
classes ouvrières et relancer le projet communiste libertaire comme
horizon vers lequel nous tendons. Nous devons renforcer l'unité
internationaliste des travailleurs et travailleuses du monde entier
contre le militarisme et les guerres impérialistes, contre la faim, la
misère, la dévastation et la mort qu'ils imposent.
Célébrons le 1er mai cette année, dans la rue avec nos camarades, pour
montrer notre force et notre solidarité internationale.
Il est plus important que jamais de nous unir, de célébrer cette journée
et, surtout, de lutter pour nos droits.
Le 1er mai ne doit pas être une journée figée où l'on se contente de se
remémorer le passé. Il doit être un point de ralliement contre le
capitalisme, l'impérialisme et toutes les formes d'oppression dans le monde.
Il y a beaucoup à faire, car nous avons un monde à conquérir.
Communiqué commun de l'Union Communiste Libertaire (France), l'Anarchist
Communist Federation (Australie), Die Plattform (Allemagne), Black Rose
Rosa Negra (USA) et Alternativa Libertaria (Italie), le 1er mai 2026.
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Pour-un-1er-Mai-internationaliste
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