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(fr) Alternative Libertaire #367 (UCL) - Automobile: La guerre culturelle appuie sur l'accélérateur
Date
Sat, 24 Jan 2026 19:18:22 +0000
La bourgeoisie et la droite conservatrice ont toujours largement
favorisé l'automobile dans les politiques de mobilité. Toutefois sous
l'impulsion de l'extrême droite nord-américaine, la voiture est passée
de véhicule à symbole d'un mode de vie à défendre. ---- Le concept de
«ville du quart d'heure» est porté notamment par la social-démocratie
française et en particulier par Anne Hidalgo qui en est devenu son
visage à l'international. Il s'agit d'un ensemble de politique urbaine
qui vise à rendre accessible en un quart d'heure à pied les différents
services du quotidien. Mais certaines de ces politiques sont soumises au
bon-vouloir du capital ou prennent insuffisamment en compte la question
du travail [1]. Une critique également porté par Rachida Dati pour qui
l'urbanisme de la mairie de Paris, serait tourné vers les «bobos à vélo».
Culture wars
Les «culture wars» désigne aujourd'hui une stratégie politique de combat
idéologique portée par l'extrême droite. Aujourd'hui particulièrement
développé aux États-Unis, elle vise à mettre au centre de la table des
débats des polémiques polarisantes. La politique est ainsi transformée
en un affrontement de valeur plutôt que d'intérêts de classes sociales.
Elle peut aujourd'hui s'appuyer sur un réseau médiatique concentré dans
les mains de capitalistes soutenant le mouvement réactionnaire.
Cette guerre contre la voiture, comme toute polémique de guerre
culturelle, a besoin d'ennemis, ici le mouvement écolo souvent incarné
par la figure du «bobo de centre-ville». Toutefois pour nourrir un vrai
narratif de guerre culturelle, il faut que le camp réactionnaire se
positionne en victime. C'est ainsi que soudainement les villes, les
États ou encore les institutions supranationales deviennent les alliés
des mouvements écolos dans leur guerre contre la voiture. Peu importe si
le mouvement écolo est l'adversaire des politiques libérales des
municipalités et qu'il est la cible de très nombreux dispositifs de
répression. Le plus important est de créer un ennemi puissant, une élite
bourgeoise de centre-ville qui chercherait à oppresser le «vrai peuple»
périurbain et rural qui conduit.
Refuser le cadrage idéaliste
Si cette rhétorique commence à être connue et intégrée en France, elle
n'est pas encore aussi mobilisatrice que dans le monde anglo-saxon. Pour
les sphères réactionnaires anglophones, d'où nous provient ce cadrage de
«guerre à la voiture», les politiques de partage de la voirie en ville
auraient pour objectif réel de priver de liberté les possesseurs de
voitures. Les politiques de «villes du quart d'heure» sont au centre de
cet imaginaire. Selon le degré de complotisme, elles seraient en réalité
un plan pour empêcher la population de quitter leur habitation au-delà
d'une distance d'un quart d'heure de marche.
Tant que l'extrême droite mondiale continue de mener sa stratégie de
bataille culturelle dans le sillage de celle des États-Unis, il est peu
probable que ce discours ne cesse de lui-même. Alors comment le contrer?
Il est à notre sens important de développer une analyse matérialiste
des questions de mobilités. Les choix pour se déplacer sont en très
large majorité le résultat de contraintes et d'infrastructures, pas de
préférences idéologiques. La grande majorité ne prend pas du plaisir à
être dépendant de sa bagnole en milieu rural! La guerre culturelle est
un cadrage d'extrême-droite qui oppose des modes de vies résultantes de
géographies différentes en les faisant passer pour des valeurs. Au
contraire, nous devons avancer à partir des conditions de notre classe
dans sa diversité géographique et proposer, à travers nos luttes, une
vision transformatrice vers plus de justice sociale et d'écologie.
Corentin (UCL Kreiz-Breizh)
Notes:
[1] « Droit à la ville: Le Capital à l'assaut de nos espaces »,
Alternative libertaire n°366, décembre 2025.
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Automobile-La-guerre-culturelle-appuie-sur-l-accelerateur
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