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(fr) CAB [BRA] - Déclaration contre l'agression impérialiste au Venezuela - [FAU - Fédération Anarchiste d'Uruguay] (pt) [Traduction automatique]

Date Mon, 19 Jan 2026 18:32:26 +0000


Aux premières heures du 3 janvier, le gouvernement des États-Unis a bombardé diverses régions du Venezuela, attaquant non seulement des installations militaires et des aéroports, mais aussi des quartiers populaires dans les principales villes du pays, dont Caracas. Les images sont sans équivoque et ne laissent aucun doute: l'impérialisme américain perpètre une agression militaire contre le peuple vénézuélien. Maduro et son épouse ont même été arrêtés. L'administration Trump bombarde le Venezuela sous prétexte de «lutter contre le trafic de drogue», alors que les États-Unis sont le premier narcotrafiquant mondial, notamment par le biais de la DEA, et soutiennent des narco-gouvernements qu'ils favorisent, comme celui de l'Équateur.

Les États-Unis ne bombardent pas pour instaurer une «démocratie» au Venezuela, mais plutôt un gouvernement fantoche qui leur permettra de reprendre le contrôle du pétrole vénézuélien. Le Venezuela est le premier producteur mondial de pétrole et possède les plus importantes réserves, d'où l'intérêt des États-Unis pour ce territoire. Il n'y a aucune raison humanitaire ou quoi que ce soit de ce genre; ce ne sont que des mensonges de l'empire. C'est la vieille politique américaine envers la région.

Au Venezuela, les États-Unis ont déjà soutenu le coup d'État de 2002 contre Chávez, qui a été stoppé par l'immense mouvement populaire qui a envahi les rues du pays. Ensuite, avec des millions de dollars de la CIA, ils ont financé les «guarimbas» (manifestations de rue violentes) et toute l'extrême droite vénézuélienne pour tenter de déstabiliser le pays et fomenter de nouveaux coups d'État; tout cela est parfaitement documenté.

La dernière invasion ou agression de ce type en Amérique latine a eu lieu en 1989 au Panama, lorsque les États-Unis ont rasé des quartiers entiers à Panama City, Colón et dans d'autres villes, tuant au moins quatre mille Panaméens. Ces agressions sont inscrites dans l'ADN de l'impérialisme, en l'occurrence l'impérialisme américain, qui considère notre Amérique latine comme sa «arrière-cour», où il peut agir à sa guise.

Les invasions, les coups d'État et le soutien à des dictatures sanglantes comme celle de Somoza au Nicaragua ou dans le Cône Sud avec le déploiement de l'opération Condor ont été les marques de fabrique des États-Unis au XXe siècle; ils reproduisent ce schéma aujourd'hui au XXIe siècle.

Pour n'en citer que quelques-uns: l'invasion et la création du Panama en 1902-1903, l'invasion du Nicaragua en 1912, contre laquelle Sandino lutta et fut assassiné par Somoza (avec le soutien des États-Unis), l'invasion d'Haïti en 1914, la dictature de Batista à Cuba à partir de 1933 après plusieurs invasions de l'île, le soutien au coup d'État de Castillo Armas au Guatemala (1954), ses interventions militaires constantes en Amérique centrale, notamment dans les années 1980 contre les mouvements de guérilla populaires et le soutien et le financement des Contras nicaraguayens, l'invasion de la Grenade en 1983 et, comme mentionné précédemment, du Panama en 1989.

Depuis les années 1990, l'impérialisme américain a progressivement délaissé ses interventions militaires en Amérique latine pour se concentrer sur l'Asie occidentale (le Moyen-Orient), avec la guerre du Golfe contre l'Irak en 1991, suivie de la soi-disant «guerre contre le terrorisme» débutée en 2001, qui a imposé la dictature. La présence militaire mondiale des États-Unis et les violations des droits humains à travers le monde en sont la preuve. L'invasion de l'Irak a entraîné la mort de plus de cent mille Irakiens, suivie de celle de l'Afghanistan, qui a engendré un chaos encore plus grand dans la région. Le soutien récent des États-Unis à Israël dans la perpétration du génocide contre le peuple palestinien en est une preuve encore plus flagrante.

Les États-Unis entendent reprendre le contrôle total de l'Amérique latine, plaçant tous les gouvernements sous leur emprise absolue, sans aucune possibilité d'indépendance ni d'autonomie politique. En pleine dispute avec la Chine et la Russie concernant le partage des richesses mondiales, les États-Unis cherchent à sécuriser et à garantir l'accès aux ressources présentes sur nos territoires: pétrole, gaz naturel, lithium, terres rares, or, fer, eau, etc.

Il ne s'agit pas de l'oeuvre d'un «fou»; Trump est une figure génocidaire. C'est l'expression actuelle du système capitaliste dans cette phase d'agression exacerbée, où l'impérialisme poursuit son expansion. Le système capitaliste est un système de mort, et il le démontre une fois de plus aujourd'hui par ses politiques impérialistes et son agression.

Cette agression est révélatrice: pour les capitalistes et l'empire, il n'y a pas de demi-mesures; ils ne viennent que pour piller et massacrer des populations entières. Les peuples d'Amérique latine, nous qui sommes les plus démunis, devons résister, mener une lutte ferme et inébranlable contre cette agression et contre celles qui, malheureusement, viendront du Nord à l'avenir.

Bolívar avait prévenu en 1823 que les États-Unis constitueraient un danger pour l'Amérique latine avec leur «doctrine Monroe»: «L'Amérique aux Américains». Aujourd'hui, Trump ajoute un nouveau corollaire à cette doctrine, affirmant que les États-Unis doivent renforcer leur présence militaire en Amérique latine, et ils le font à un rythme accéléré.

Pour les peuples du continent, c'est un avertissement qui justifie de descendre dans la rue, de se mobiliser contre cette agression impérialiste et de redoubler d'efforts dans la Résistance. Des temps difficiles s'annoncent, des temps de lutte acharnée contre le pillage et la mort orchestrés par les puissances.

L'impérialisme ne triomphera pas!

Solidarité avec le peuple vénézuélien

Yankees hors d'Amérique latine!

FÉDÉRATION ANARCHISTE URUGUAYENNE

https://cabanarquista.com.br/declaracao-contra-a-agressao-imperialista-a-venezuela-fau-federacao-anarquista-uruguaia/
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